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    فريق فرنسي يكشق اسرار الاطلس الرائع

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    zahidi
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    تاريخ التسجيل : 14/08/2010

    فريق فرنسي يكشق اسرار الاطلس الرائع

    مُساهمة  zahidi في الثلاثاء أكتوبر 26, 2010 4:13 pm

    Numéro 18 - novembre 2008


    Clin d’œil sur les BB



    Toujours plus haut, plus loin…
    Le moins qu’on puisse dire est que Hafida et moi ne passons pas inaperçus. Quand nous arpentons les pistes d’altitude à bord de notre quad, les plus petits s’enfuient à toutes jambes, les ados applaudissent, les adultes restent interloqués, les vieux nous prennent pour des ovnis. Quand nous déambulons dans Taroudant à pied ou en 4x4, les traits racés de Hafida trahissent ses origines berbères et tous se retournent sur notre couple, à commencer par les touristes interloqués par ce duo on ne peut plus original. Le mélange belgo-berbère (les BB comme on nous a surnommés dernièrement…) détonne ! Nous revendiquons notre différence, point barre.

    Autre manifestation du gouffre culturel entre l’Europe et l’Afrique mis en évidence au travers de notre couple : la conception de la vie et la notion du temps. L’Occidental pressé que je suis n’accepte pas de perdre une heure en palabres alors que son emploi du temps, par lui-même dressé, le réclame à d’autres tâches. Pauvre Mohamed. Notre plus ancien compagnon d’aventure (et de mésaventure quand j’y pense…) au Maroc ne parvient jamais à nous convaincre de le suivre pour un thé ou un tajine chez lui à Taroudant. Si mon capital patience s’est fortement développé, je suis encore loin de savoir profiter des petits plaisirs de la vie comme les Maghrébins savent si bien se le permettre. Y a encore matière à évolution… Ne dit-on pas que Tromme ne s’est pas fait en un jour ???

    Si j’ai dû endurer le calvaire administratif du mariage, renoncer à la religion catholique et m’affubler d’un nouveau prénom, Hafida a, par amour, fait une croix sur le ramadan. Ses réveils nocturnes pour s’alimenter m’empêchaient de trouver le repos avant de partir en circuit et sa somnolence diurne rendait le travail impossible. Le bon sens l’a emporté. Mon beau-père quant à lui a préféré renoncer à travailler durant toute cette période d’abstinence : Hafida pense qu’il se fait vieux, moi je pense plutôt que l’argent reçu du fiancé de Zara, sa deuxième fille, lui permet de voir un peu venir. La notion d’épargne ici existe peu…

    A la fin du ramadan, toutes les femmes que compte ma belle-famille ont défilé à la maison, comme c’est la coutume, pour rendre visite et boire le thé. Le plus petit frère de Hafida, Yacine, a, lui, regardé notre demeure avec plus d’intérêt, comprenant toutefois mal que sa sœur habite désormais ici.

    * Et tu dors avec qui, Hafida ? demande Yacine.
    * Ben dans cette chambre-là ! répond Hafida.
    * Mais comment tu fais sans Zara pour dormir avec toi ? tu dormais toujours avec Zara !
    * Maintenant je dors avec Luc…
    * Tu ne peux pas, tu n’es pas mariée !
    * Mais si, je suis marié, Yacine.
    * Mais non, il n’y a pas eu la grande fête !


    Un peu plus tard, au moment de se laver les mains, Hafida explique qu’il y a toujours de l’eau froide et surtout de l’eau chaude au robinet dans chaque pièce. Yacine, à qui on ne la fait pas, de s’indigner : « Tu racontes des bêtises. Pour avoir de l’eau chaude, il faut allumer le feu ou la gazinière, et ensuite chauffer longtemps l’eau dans une grande marmite ! » Quand il sentit l’eau chaude couler sur ses petits membres, il secoua sa tête de côté, incapable de comprendre ce prodige.

    Eternel gouffre culturel.

    Coup d’œil sur Les Terrasses de l’Atlas : notre salle de bain balinaise



    Bon, ce n’est pas encore la jungle espérée, mais avec ce soleil à profusion cela ne saurait tarder…

    Plein les yeux au plateau de Touchka

    Nous nous trouvons à présent à Tigouga, un village d’altitude (1900 m) perché deux vallées plus loin que celle de notre domicile. Lors de nos rencontres là-bas, personne ne veut croire que nous vivons aussi dans la montagne : la tenue européenne de Hafida, le quad rutilant, notre équipement moderne… tout concourt à nous faire passer pour des touristes aisés. Quand ma jeune épouse s’adresse aux indigènes en tachlahid, les portes s’ouvrent, les bouches béent et les barrières tombent. O certes, beaucoup ont entendu parler de ce Belge qui s’est installé et marié à Afensou ; de là à penser qu’il puisse s’agir de moi… La famille de Lahcen, qui nous accueille et dont la demeure servira de camp de base pour notre nouvelle expédition, se montre du coup fort accueillante. Pour surveiller tout notre barda et notre engin tout terrain, ils n’hésitent pas à transporter leurs récoltes sur de grandes couvertures jusque sous un olivier près de notre tente, pour ensuite écaler sans fin les noix fraîches provenant des jardins alentours.



    Nos hôtes n’en finissent plus de décortiquer les noix, engrangeant ainsi dirham
    après dirham…



    Depuis Tigouga, notre objectif est de rallier une vallée déjà repérée sur l’autre versant du Haut Atlas par le plateau dit de Touchka et ainsi pouvoir proposer une boucle des plus originales et exotiques à partir de notre auberge d’Afensou.
    Comme toujours, les panoramas grandioses se méritent… Il faut pouvoir escalader une paroi verticale affichant quelque 900 mètres de dénivelé pour franchir la ligne de crêtes et aborder le haut plateau. Mais point de difficulté technique particulière. D’ailleurs les habitants du coin y accèdent même à dos de mulet. Il faut juste disposer d’une bonne condition physique…



    Du col à 2800 mètres d’altitude, le panorama sur la vallée de Tigouga, puis au-delà sur la plaine du Sous et même la chaîne de l’Anti-Atlas est époustouflant. Puis on se retourne, et c’est tout le cœur du Haut Atlas qui est mis à nu : en enfilade du plateau de Touchka se profile une succession de hautes vallées encaissées et de gorges inhabitées sinon temporairement par des bergers, coincées entre une double enfilade de monts culminant souvent à plus de 3000 mètres. Un univers sans paraboles, sans réseau, sans pistes 4x4, sans villages. Et de l’eau abondante dévalant les pentes en cascades, de verts pâturages inattendus où paissent sporadiquement de grands troupeaux de moutons.





    Tout concourt à en faire un superbe parcours de randonnée pour les amoureux de la nature, de la balade et du silence. Un itinéraire à déguster sur trois à quinze jours, selon affinités ! Bien évidemment totalement Hors Circuit…




    Luc savoure le panorama unique depuis le col au-dessus de Targa Ufella

    Patrick et Monique




    Notre couple belge persiste et signe.
    Ils devaient venir au printemps, mais des complications médicales ont contraint Patrick à repousser le voyage pour tout de même tenter la rééducation de son tendon cassé… dans le Haut Atlas au Maroc ! La ténacité l’a emporté, puisqu’il m’a accompagné jusqu’à la source du Jbel Aoulime à 2300 m d’altitude, à partir de notre camp de base d’Afensou.
    Une semaine de dépaysement total, loin du
    stress de leur entreprise familiale et des petits soucis quotidiens alors que la crise
    financière bat son plein dans le monde, me
    dit-on…
    Leur commentaire dans le livre d’or :
    « 5 jours de rêve à Afensou. Dépaysement absolu. Immersion totale grâce à Hafida en pays berbère. Balades et activités hors pair. Ambiance chaleureuse. Des pique- niques super chouettes. Nourriture sans pareille, des tajines succulents.Le logement est digne des plus grands hôtels. Tout cela pour un prix vraiment mais vraiment raisonnable. Et j'en oublie sûrement !!!! Je tiens à remercier chaleureusement ton équipe, toi et ton épouse Hafida pour ces 5 jours à Afensou.
    Trop court à mon goût, ça nous a vraiment plu et je te recommande à tous mes potes. J'aurais voulu être plus longtemps avec toi, Luc, car j'aurais mieux appris à te connaître et vice versa.
    S'il te plaît, reste dans cette philosophie simple ! Nous parlons déjà de revenir l'année prochaine au mois de mai. Bonne continuation. »

    Six femmes d’enfer au paradis !


    Elles ont quitté leur vie rangée et leur famille afin de vivre pour la première fois une aventure entre copines loin de tout et au plus près de la nature. Catherine, Corinne, Nadine, Christine, Michèle, Chantal ont choisi la zen attitude et le zéro souci pour se plonger avec Hors Circuit dans l’ambiance désert de la Plage Blanche et l’environnement berbère d’Afensou.



    Lisons plutôt leur commentaire dans le Livre d’Or : « Parties à six pour des vacances ressourçantes, nous avons découvert un pays accueillant, souriant et surprenant. Grâce à une organisation sans faille, Luc et son équipe ont réussi à surmonter les difficultés matérielles typiquement marocaines et à nous faire oublier les cailloux qui dévient nos boules de pétanque, l’âne qui éjecte ses cavaliers,… La gentillesse de Luc, Hafida et leur équipe est à toute épreuve. Quand aux talents culinaires de Luc, Hafida et Saïd, variété des menus et fraîcheur du rosé, tout ceci en plein désert comme en plein Atlas, sont dignes d'une étoile dans le Michelin. Bravo également pour la restauration de la maison d'hôte berbère, une vraie réussite.
    Voyage magnifique, merveilleux, dépaysant, étonnant, détonnant, super. On reviendra et tant pis pour toi!
    Le club des six »


























    Résident à plus long terme

    Voici un bel exemple d’aberration administrative. Au terme d’un délai d’attente record de cinq mois, me voici enfin détenteur d’une carte de résident marocaine valable cinq ans. Mais toujours aussi d’une carte de résident français. Et désormais d’une nouvelle carte d’identité belge, fournie par le Consulat de mon pays natal. Alors qui suis-je ?

    Evidemment le prolongement de cette carte au terme de sa validité ira de soi, maintenant que je suis marié à une Marocaine. Mais quand je repense à l’arnaque pour l’obtenir… C’était cette fois à la gendarmerie de Taroudant, et non plus à la police, puisque je suis officiellement domicilié hors périmètre urbain. J’ai demandé dix ans, ce pour quoi l’adjudant chef m’a réclamé dix timbres fiscaux de 60 dirhams, ce qui m’a semblé sur le coup logique. Entretemps le responsable a changé, en mieux apparemment (oui, ce n’était pas difficile). Au moment où celui-ci me tend ma carte neuve seulement valable cinq ans, je réclame le trop payé. « Mais vous n’aviez rien à payer, vous êtes de nationalité belge et les Belges sont exonérés de droit de timbre ! » Et de me montrer la mention « exonéré » au dos de la carte et copie du règlement du Ministère de l’Intérieur. Vous avez compris où sont passés ces six cents dirhams, évidemment…

    Quelques espoirs supplémentaires de survie administrative au Maroc viennent aussi de se profiler récemment à l’horizon de mon Haut Atlas. Tout d’abord, l’absence de suites données par le Tribunal à la réclamation du vendeur de ma maison d’Afensou de lui verser le solde du prix de vente alors qu’il n’a pu produire aucun titre de propriété valable. Puis le changement de Caïd, qui va peut-être permettre de repartir sur de bonnes bases relationnelles avec les autorités locales (ne nous réjouissons pas trop vite et attendons des signes concrets de son attitude coopérative). Enfin, mon ennemi juré le sieur Tachiforte, escroc notoire qui n’a de cesse de me causer des préjudices au village, semble avoir sombré dans une grave maladie, à tel point que certains villageois défilent à son domicile de Taroudant pour lui rendre une (dernière ?) visite. Pour ma part, la seule visite que je lui rendrai sera sur sa tombe.





    Une famille suisse en vacances une semaine dans le Haut Atlas !
    Cette fort sympathique famille vaudoise me fait naturellement évoquer l’une de mes anciennes vies passée en Suisse. Quel chemin parcouru, quel destin inattendu quand j’y réfléchis !

    Bien sagement, ils ont opté pour un séjour dépaysant et reposant au lieu d’accumuler les kilomètres au compteur.







    Baignade dans les gorges de Tamdousnous, balades tranquilles dans les jardins, parties de pétanque épiques sur terrains accidentés, bivouac sauvage dans la haute vallée des noyers, préparation des galettes de pain, séance de henné, soirée musicale entre amis berbères : il a d’abord fallu désapprendre à planifier en détail les journées à venir pour apprendre à vivre d’une autre façon et à un autre rythme. Le pli a été rapidement pris et le séjour a été largement à la hauteur des espérances.

    Commentaire des parents sur notre site : « Nous cherchions à découvrir une nouvelle culture, grâce à vous, nous avons plongé dans la vie authentique des Berbères du Haut-Atlas. En mémoire, les balades le long des cours d'eau, la marche jusqu’à la source, le bivouac aux cascades, les tournois de pétanque, le souk du dimanche et son fameux tajine ! Se laisser vivre une semaine dans votre maison berbère restaurée avec beaucoup de goût et de confort… Et surtout déguster tous vos plats aussi bons les uns que les autres, on en a encore l'eau à la bouche ! Que de merveilleux souvenirs ! Merci. »






    Nos différents 4x4 berbères…




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